A biclou du Galibier à l’Izoard (6)

Ah, la belle descente sur l’Argentière-la-Bessée ! C’est là qu’il est prudent de solliciter les freins du biclou. Quelle belle petite ville ! Et puis, c’est qu’on voit de loin l’entrée de la vallée du Fournel, qui sera notre prochain détour. Très resserrée d’abord, dans les parages des anciennes mines d’argent, exploitées depuis les Romains, puis s’élargissant confortablement, elle nous conduit ( à biclou, mais oui) loin à l’intérieur des montagnes, jusqu’à l’Ourmance, paradis du chardon bleu. Ensuite, c’est la haute vallée. Vues magnifiques sur les crêtes de Dormillouse. Le GR 541, qui l’ emprunte, nous conduirait jusqu’au Pas de la Cavale, dans les parages du Sirac (voir chapitre précédent). Balade sans grande difficulté, un peu monotone peut-être. Sur la droite on peut monter (à biclou, mais il faudra forcer sur les pédales) au col de la Pousterle, qui ouvre sur les alpages de Puy-Saint-Vincent. Beau parcours forestier, surtout dans les hauts. Belles balades à partir du col.

Vallon du Fournel
Près du col de la Pousterle. Au fond, le Pelvoux

Retour à l’Argentière. Nous voilà à nouveau sur la RN94, plein pot vers Mont Dauphin. Mais qu’aperçois-je, à droite ? L’entrée de la vallée de Freissinières, que nous remonterons ( à biclou ! à biclou ! ) jsqu’au pied du plus charmant hameau des Hautes-Alpes : Dormillouse.

Dormillouse (1726 m)

Au-dessus de Dormillouse, on atteindra sans peine les lacs Palluel (2472 m) et Faravel (2386 m).

Lac Palluel
Lac Faravel

Beaucoup plus longue, par contre, sera, vers l’Ouest, la montée au col de Freissinières (2782 m), d’où l’on peut atteindre le lac des Estaris et Orcières-Merlettes.

Du col de Freissinières vers l’Est. Merci Geol.Alp

Mais il est plus que temps de rejoindre notre RN 94 !

(La suite au prochain numéro)

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A biclou du Galibier à l’Izoard (5)

C’est dit ! Mettant ma roue dans les roues des géants du Tour 2017, me voici, quittant Briançon pour l’Izoard (par le chemin des écoliers). Je fonce dans la descente, longeant la zone commerciale implantée à la sortie de la ville. mais voici qu’à gauche, un panneau m’intrigue : Villar-Saint-Pancrace. Qu’est-ce ? En tout état de cause, un nom aussi attrayant mérite un (petit) détour.

A la sortie de Villar-Saint-Pancrace, la montée forestière jusqu’aux chalets des Ayes est trop attrayante pour qu’on lui résiste. Puis on remonte le vallon jusqu’au lac ( 1927 m) qui occupe le fond du vallon, sous les chalets de l’Alp. Arrivé là, il faut laisser le biclou par un circuit qui, par la forêt, puis dans l’alpage, nous hissera jusqu’au col des Ayes (2477m), sur une crête qui nous conduirait, si nous la suivions jusqu’au col … d’Izoard ! A vol  d’oiseau, il est à moins de 4 km. Du col des Ayes, un sentier descend d’ailleurs dans le vallon de Brunissard. Je commence à m’interroger sérieusement sur la compétence des gens qui ont tracé le parcours de l’étape du Tour !

En tout cas, au col des Ayes, la vue est superbe, vers l’O/N/O et vers l’E/S/E. Les photos suivantes en donnent une idée. La première vers le N/O, où l’on distingue les aiguilles d’Arve. La seconde vers l’Est.

Vue vers l’Est. En bas, le vallon de Brunissard. A l’horizon, Viso (à gauche) et Tête des Toillies (à droite)

Et quelle est donc cette montagne imposante qui domine l’horizon de l’Est ? Le mont Viso, bien sûr.

Zoom sur le Viso, depuis le col des Ayes

Mais il est temps de retrouver l’itinéraire des champions, et nous rebicloutons, tous fanions au vent, dans la descente sur Villar Saint-Pancrace.

Nous revoilà sur la belle RN 94, que nous descendons allègrement, jusqu’à ce que se découvrent à nous, à l’Ouest cette fois, les perspectives d’une vallée profondément enfoncée dans les montagnes. Le nom des Vigneaux, première localité  traversée, nous suggère l’existence de vignobles. Existent-ils encore ? Allons voir ça. De grands panneaux nous indiquent que nous entrons en Vallouise. Ma jolie Vallouise… Ah ah ah ! Voilà qui me rappelle une chanson des années … 80 ?

Bon, on ne va pas trop s’attarder, mais trois itinéraires au moins nous paraissent s’imposer. Le premier, classique, nous conduit, par Pelvoux et le pré de Madame Carle (où nous laisserons le biclou), au refuge du Glacier Blanc (2542 m).

Au départ d’Ailefroide, une belle et facile balade aussi, vers le refuge du Sélé, que je n’ai pas atteint, faute de temps, m’arrêtant au pied de la barre sur laquelle il est perché.

Dans le vallon de Celse Nière, vers le refuge du Sélé

Après ça, et comme il faut songer à se limiter tout de même, comme dirait le Dom Juan de Molière, nous remonterons sur notre biclou pour grimpetter jusqu’au parking du sentier de l’Eychauda. C’est dans un pierrier, au-dessus du lac (2514 m), que je ramassai un bloc de schiste noir finement lamellé par le métamorphisme, et qui, depuis, orne, solitaire, un coin de mon jardin. Je lui accorde un regard chaque fois qu’il me tombe un oeil. Ingratitude !

 Le sentier à gauche de la photo ci-dessus monte au col des Grangettes (2684 m). Dans la montée et au col, belles vues sur le glacier de Séguret-Foran, diverticule du glacier des Agneaux. Du col, descente raide sur le Monetier.

 

Au col des Grangettes

 

Du col des Grangettes,  descente possible (raide) vers le Monêtier. Mais  ça nous retarderait vraiment, et il est plus que temps de retrouver le biclou pour descendre (à fond de train) jusqu’à la route de Briançon à Guillestre, où nous retrouverons les traces de nos champions !

Mais, foutre cul ! — j’allais en oublier une incontournable quatrième, qui, de Vallouise, parcourt une longue vallée jusqu’aux chalets d’Entre-les-Aigues, où nous laisserons le biclou, pour monter résolument plein Sud au col de l’Aup Martin (2761 m). De là au pas de la Cavale, il n’y a qu’un … pas. Cela nous permettrait de descendre dans le vallon de Champoléon, et alors, à nous le Sirac etc ! Mais ça nous rallongerait vraiment et, quant à récupérer le biclou, autant en racheter un à Gap, ce serait plus vite fait.

 

Col de l’Aup Martin

 

J’allais oublier que d’Entre-les-Aygues, on peut aussi atteindre le refuge des Bans, mais ça suffit comme ça. Allez, au trot, et que ça saute (sur les cailloux), direction l’Argentière-la-Bessée !

( la suite au prochain numéro )

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A biclou du Galibier à l’Izoard (4)

Dans le chapitre précédent, j’ai oublié de signaler qu’on pouvait rejoindre le col de Granon à Briançon par des crêtes fort avenantes (Croix de la Cime, Grande Peyrolle, Serre des Aigles), à pied mais pas à biclou, ce qui obligerait à retourner récupérer le biclou à Chantemerle. Mieux vaut donc découvrir cet itinéraire à partir de Briançon.

La crête Serre des Aigles/Grande Peyrolle

Tout impatients que nous sommes de mettre nos roues dans les roues des champions du Tour, il serait impardonnable de ne pas profiter de l’étape de Briançon pour découvrir quelques merveilles du Briançonnais. A commencer par la longue vallée de la Clarée, qui se remonte à biclou au moins jusqu’au refuge des Drayères (2167 m). J’en suis encore à me demander pourquoi la vallée de la Durance ne s’appelle pas vallée de la Clarée jusqu’au Rhône, ce qui seait bien plus joli. En effet, à leur confluent, le débit de la Clarée est bien plus important que celui de la Durance, qui n’est encore qu’un torrent. Est-ce  parce que la Clarée se jette dans la Durance par la droite, alors que la Durance va tout droit ? Mais, plus au Sud, c’est le Guil qui va tout droit et la Durance qui tourne à droite. L’argument ne me semble donc pas recevable. Cette toponymie doit être un héritage des tribus gauloises qui occupaient le coinsteau.

Virons donc à gauche, sur le chemin de Montgenèvre (nous y reviendrons), pour nous engager résolument dans la belle Clarée. Négligeant  quelques merveilles, dont la montée au col de l’Echelle, qui nous entraînerait à la découverte de la Vallée Etroite et des abords du Thabor (faut quand même pas abuser des petits détours), nous nous arrêterons, peu avant Névache, au lieudit le Cros où, laissant le biclou à la garde des vaches au pont sur la Clarée, nous remonterons le GR 57 jusqu’au col de l’Oule, en passant le long du grand lac de l’Oule. Fort  belle balade,  variée, sans difficulté.

grand lac de l’Oule

Allez, encore trois, et on redescend. Bivouac possible près du pont sur la Clarée. Puis on remonte la vallée bien au-delà de Névache pour atteindre les hauts vallons de la rivière, au replat qui porte le refuge de la Fruitière. Là, trois balades nous attendent. Commençons par la plus évidente : celle qui nous mène aux sources de la Clarée et au col des Rochilles (2456 m), en longeant l’enfilade des trois lacs. On pourra gagner du temps en remontant la piste à biclou jusqu’à la hauteur du refuge des Drayères.

Le Lac Rond et le seuil des Rochilles

Au col des Rochilles s’ouvrent à nous deux chemins vers la vallée de la Guisane, l’un par le col et le lac des Cerces vers le Casset, l’autre par la route et le col du Galibier. mais nous connaissons déjà, et puis, il faudrait venir récupérer le biclou, ce ne serait pas une mince affaire. Redescendons plutôt sagement au refuge de la fruitière où nous attendent deux autres balades.

L’une, vers le Sud/Ouest, jusqu’au col du Chardonnet par le lac du même nom. Au col (2638 m), vue imprenable sur la Guisane, les Ecrins et le massif de la Meije.

En montant au col du Chardonnet
La Barre des Ecrins depuis le col du Chardonnet

L’autre, vers le Nord/Ouest, jusqu’au Pic du Lac Blanc (2980 m) par les lacs Laramon et du Serpent. De la diversité. Vues imprenables sur le Lac Blanc, la Vallée Etroite et le Thabor.

Au lac du Serpent
Au pic du Lac Blanc

Allez on redescend à fond de train, direction Briançon. Mais, arrivé au confluent de la Clarée et de la Durance, quel dilemme ! On ne va tout de même pas faire semblant d’ignorer quelques merveilles des environs de Montgenèvre. Allez, c’est dite, on n’en garde que deux. D’abord, la montée au Chaberton, d’où, jadis, les canons italiens menaçaient Briançon.

Au Chaberton (3153 m)

L’autre vers le sommet du Chenaillet, pour y admirer ses célèbres basaltes en coussins ( pillow lavas ), reliques de la ride océanique, sur laquelle nous posons nos petons, rêvant au bon vieux temps ( ça doit tout de même remonter au Jurassique Inférieur, voire au Trias) où elle était en pleine activité au beau milieu ( ou à peu près) de l’océan Téthys, dont la fermeture, beaucoup plus tard, a initié la surrection des Alpes. Sur ces questions, consulter le blog très expert de Christian Nicollet ou le site Geol-Alp de Maurice Gidon.

Les ophiolites du Chenaillet

Signalons que, du Chenaillet par Cervières, le col d’Izoard n’est qu’à deux (enfin, quelques) pas. Mais il est dit que nous suivrons jusqu’au bout le chemin des écoliers emprunté par le Tour de France — en nous autorisant quelques détours. Il est temps de revenir à Briançon !

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A biclou du Galibier à l’Izoard (3)

Je suppose que notre bicloutier aura trouvé sans difficulté gîte et couvert au Monetier ou à Chantemerle. De Chantemerle, au petit matin, il s’engagera bravement sur les pentes du col de Granon, au Nord. Sans doute aurait-il intérêt à équiper le biclou d’un moteur électrique, car le parcours est long et la pente raide. Arrivé au col, il aura tout loisir de se reposer en bivouaquant sur les pentes gazonnées qui entourent le col. Belles vues dans toutes les directions, notamment sur les montagnes au-delà de la Clarée. Du col de Granon, deux chemins (au moins) permettent de gagner cette admirable vallée, mais ce serait, pour l’instant, allonger par trop notre trajet.

Au col de Granon (2404 m)

De retour à Chantemerle, le lendemain (ou le surlendemain), le bicloutier fatigué pourra se contenter d’emprunter le téléphérique du col  de Serre-Chevalier. De la table d’orientation, vue panoramique sur les collines environnantes. Retour à pied par de longs lacets sur les pentes faciles, dans un environnement semi-forestier.

Le  lendemain, nous gagnerons, pépère, Briançon la Belle, qui mérite au moins quarante-huit heures de séjour. Aux  admirables fortifs vaubanesques, je préfère pour ma part la belle collégiale baroque Notre-Dame-et-Saint-Nicolas, si harmonieuse et paisible, que jouxte au surplus une esplanade avec belle vue.

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A biclou du Galibier à l’Izoard (2)

Dans les derniers virages de la descente du Galibier, on prendra soin de ralentir progressivement pour ne pas risquer de se foutre la margoulette au ravin et pour stopper pile poil devant l’entrée ( à droite ) du jardin alpin, qui mérite bien une visite ( à pied ) agréable et instructive. Puis, arrivée sur l’esplanade du Lautaret, sur laquelle on parquera à nouveau le biclou.

Il va de soi que, dans les sacoches ou les porte-bagages du biclou, auront été stockés un sac à dos de bonnes dimensions, une  paire de croquenauds et chaussettes adéquates. Car c’est au Lautaret que s’offre à nous la première escapade : la montée au col de Laurichard (2654 m).

Meije, Pavé, Pic Gaspard, vus du col de Laurichard

Revenu du col de Laurichard, tournant résolument le dos aux séductions de la descente vers la Grave et, pourquoi pas, de la Bérarde (mais cela nous éloignerait par trop de notre itinéraire), on réenfourchera le biclou pour descendre cette route vers Briançon, rendue célèbre par tant d’exploits bicyclistes. Mais, la descente devenant rapidement monotone, on quittera la route principale pour rejoindre, à droite, le hameau du Lauzet, puis les ruines de la Boussarde, d’où, laissant le biclou à la garde des marmottes (s’il y en a), on s’acheminera jusqu’au lac de Combeynot, dominé par les crêtes du même nom.

Lac de Combeynot (2556 m)

Redescendu au Lauzet, on pourrait se faire la montée (vers le Nord) au Grand Lac ( 2382 m), aux lacs de la Ponsonnière ou de Crouzecrocs, mais ça ferait un peu trop de lacs coup sur coup. nous réenfourcherons donc notre biclou pour rejoindre le hameau du Casset, où nous attend une des classiques de la randonnée dans le parc national des Ecrins : la montée au col d’Arsine (2340 m).

Passons donc résolument le pont sur la Guisane. Remontant plein Sud une pente agréablement ombragée, nous voilà  bientôt en vue de la langue terminale du glacier suspendu du Casset, diverticule du glacier des Agneaux. Du moins, j’espère qu’on la voit encore, car mes souvenirs remontent à quelques années, et l’on sait que le réchauffement climatique fait des siennes dans ce secteur déjà méridional des Alpes françaises. Puis, à l’aplomb du glacier, le sentier oblique vers l’Ouest pour rejoindre le col d’Arsine. Beau panama sur le versant Nord de la montagne des Agneaux. La grande attraction du col d’Arsine, c’est, un peu au-dessus du col, le glacier d’Arsine, que j’ai vu cependant reculer d’à peu près deux cents mètres en une dizaine d’années. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Dans la montée du col d’Arsine

C’est au col d’Arsine, dont la pelouse est parsemée de gros blocs rocheux, que je fis, une fin d’après-midi, une rencontre bien charmante. Debout près d’un de ces blocs, j’aperçus à quelque distance, sautillant vivement de bloc en bloc, une bestiole que je pris d’abord pour un oiseau. La bestiole me repéra et, manifestement, décida d’aller voir de plus près ce gros bestiau qui s’invitait sur son territoire. Mais en y mettant la prudence nécessaire, ce qui l’amena à passer de rocher en rocher, mais, de préférence, par-dessous. jusqu’au moment où je vis apparaître, à cinquante centimètres de la pointe de mes croquenauds une créature que je n’avais jamais rencontrée :  des oreilles en choux-fleurs et des yeux énormes, écarquillés, qui me fixaient avec une curiosité teintée d’étonnement. Nous nous toisâmes un moment puis, bêtement, je gloussai, et elle disparut sous le rocher. Plus tard, j’appris que j’avais rencontré une genette.

Du  col d’Arsine, on pourrait basculer vers le refuge de l’Alpe de Villard-d’Arène et, de là, monter voir Adèle (Planchard), mais cela nous éloignerait par trop de notre itinéraire. Retournons donc sagement vers le Casset, où, réenfourchant notre biclou, nous reprendrons la route de Briançon, le long de laquelle ce serait bien le diable, si, évitant le plein été, nous ne trouvions pas une chambre d’hôtel au Monetier ou à Serre-Chevalier.

( la suite au prochain numéro)

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A biclou du Galibier à l’Izoard (1)

On le sait bien : pour aller de Briançon au col d’Izoard, l’autre jeudi, les coureurs du Tour de France ont suivi un long parcours ( près de 180 km ). En fait, à vol d’oiseau, Briançon ne doit être éloigné de l’Izoard que d’une vingtaine de kilomètres, au plus. Pour une étape en ligne, c’est mesquin ; on pourrait envisager un contre-la-montre, mais ce serait avantager abusivement les grimpeurs.  Donc le Tour a suivi un splendide chemin des écoliers : de Briançon à Embrun, en suivant la Durance, laissant au passage Guillestre et les toutes proches gorges du Guil ; puis d’Embrun à l’entrée de l’Ubaye, le long du lac de Serre-Ponçon ; puis  les coureurs ont remonté l’Ubaye jusqu’aux premières pentes du col de Vars, laissant à droite la route qui permet d’atteindre Maurin et la haute Ubaye. Puis ils ont dévalé les pentes de Vars jusqu’à Guillestre, avant de s’engager dans les gorges du Guil ;  à la Maison du Roy, laissant à droite la route de Ceillac, ils ont suivi le Guil avant de l’abandonner pour aller rejoindre le carrefour du col d’Izoard, laissant à  droite la route d’accès à Château-Queyras, Aiguilles, Abriès, Molines, Saint-Véran ; puis, traversant Arvieux et Brunissard, ils ont remonté les célèbres pentes jusqu’au col.

Cette année, la chaîne Antenne 2 a engagé, pour commenter les paysages de France traversés par le tour, une personne fort bien informée ( un écrivain, je crois ), qui nous a fourni, de façon très agréable, d’abondantes informations sur les villes, localités, monuments proches du parcours, et que de superbes prises du vue (aériennes notamment) nous permettaient d’admirer.

On ne peut pas tout dire, certes, dans un  temps limité, mais il m’a semblé que notre commentateur n’avait guère évoqué que les sites les plus proches du parcours, oubliant de nous suggérer  quelques unes des nombreuses occasions de nous éloigner, généralement à pied, de la route suivie par les coureurs, entre des haies de spectateurs nombreux ; on atteint ainsi, dans la solitude le plus souvent, des cols et des crêtes dont l’altitude ne le cède en rien à celle de l’Izoard ; le panorama non plus.

C’est pourquoi je proposerais de reformater cette étape, en la faisant démarrer du col du Galibier, car la vallée de la Guisane peut être considérée comme faisant partie du Briançonnais. Au lieu d’une étape Briançon-Col d’Izoard, on aura une étape Galibier -Izoard, ce qui est plus en accord avec les moments forts de ce Tour 2017 dans sa traversée du département des Hautes-Alpes et d’une partie des lpes de Haute-Provence.

L’étape sera parcourue en biclou.

Qu’est-ce que le biclou ? A l’époque lointaine (pas si lointaine) de ma jeunesse, le biclou, dans les magasins de vélos, portait le nom de « cyclotouriste ». C’était un mixte du vélo de course et du vélo de courses. Du premier, il tenait son guidon, son dérailleur à double plateau, son porte-bidon ; du  second lui venait sa solidité, ses peuneus renforcés, ses garde-boue et son porte-bagages. Costaud mais pesant. En tout cas, à biclou, on pouvait se programmer des randonnées au long cours, emportant sur le porte-bagages la tente, le sac de couchage, et dans les sacoches (avant et arrière) le nécessaire quotidien (popote, pharmacie de secours, trousse de toilette, etc.).

J’ai parcouru à biclou, de ma bonne ville du Mans jusqu’en Bretagne et en Vendée quelques  bonnes centaines  de kilomètres, avant de l’abandonner lâchement pour le scooter (Vespa).

Il me semble qu’aujourd’hui, sur les routes de France, le biclou se fait rare. Le VTT l’a tuer. Pour peu que vous en rencontriez un, il y a toutes chances pour que celui ou celle qui pédale vienne de Nouvelle-Zélande ou d’Australie.

C’est ainsi, en tout cas que, chargés de tout le nécessaire, nous descendrons la route qui mène du Galibier au Lautaret, notre première halte. Prudemment : la pente est forte, les virages secs et le ravin profond.

La suite au prochain numéro.

( Posté par : Le Bicloutier nostalgique , avatar eugènique cyclotouriste )

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Daech dans nos murs !

Hier à matin, passant devant le stade, rencontré deux jeunes rebeus en petit short et chaussures à pointes,  assis sur les marches du parvis.

 » — Tu t’es préparé pour les Califes ? « , demandait l’un à l’autre.

Quels Califes, que je me suis demandé aussitôt. Ceux de Mossoul ou ceux de Rakka ?

 » — Je suis califié d’office « , a répondu l’autre.

On pense bien que je me suis précipité à la plus proche gendarmerie pour rapporter ces propos subversifs.

Pour tout commentaire du préposé, j’ai eu droit à un rire gras.

Et la protection des citoyens, on y pense ?

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