La huitième symphonie d’Anton Bruckner par Eugen Jochum

Des neuf symphonies d’Anton Bruckner (la neuvième étant restée inachevée) , la huitième est sans doute  la plus grandiose et la plus accomplie. Quatre longues plages lyriques, lumineuses, qui vous emportent loin de toute médiocrité, loin de toute tristesse. On dirait que le compositeur a voulu embrasser toute la beauté du monde, dans un puissant élan de joie. Pas un temps mort. pas une retombée de l’inspiration. De la lumière, partout. Dehors, tout est gris et mouillé, mais ma tête est pleine de la lumière de Bruckner, grâce à la Staatskapelle de Dresde, dirigée par Eugen Jochum.

Dans les années 70 du précédent siècle, Jochum a enregistré l’intégrale des symphonies à la tête de la Staatskapelle, après une première intégrale avec la Philharmonie  de Berlin. Il fit oeuvre de pionnier en utilisant les éditions révisées par Leopold Nowak. Sa version de la huitième, servie par une très belle prise de son, suffisamment analytique mais point trop, proche de l’écoute en concert, est vraiment magnifique : finesse, délicatesse, justesse des tempi, homogénéité des pupitres, dynamisme, exubérance triomphale. L’extraordinaire tapisserie sonore, si savamment, si subtilement agencée par le compositeur, brille ici de tout son éclat.

Anton Bruckner,  Huitième Symphonie ,  Staatskapelle Dresden , Eugen Jochum

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