La musique qui fait voir

L’air si tendre de Lauretta — « Oh! mio babbino caro… » — est un des plus suggestifs et des plus émouvants, des plus « craquants » de Puccini parce que sa mélodie est construite sur le double mouvement à la fois affectif et physique de la prière; d’abord lentement descendant comme le mouvement de la prosternation dans l’étalement des jupes, puis s’élançant vers l’aigu dans l’élan douloureux de l’âme, pour s’apaiser dans le mezzo de la tendresse. Dans le fil de la comédie ironique et burlesque, il est piqué là comme le serait un bouquet dans la chevelure d’une jeune fille, bien décidée, en effet, à faire craquer un grand-père avare, furieux, mais si désarmé devant  le charme de sa petite fille.

Giacomo PUCCINI,  Gianni Schicchi, Tito Gobbi, Placido Domingo, Ileana Cotrubas, London Symphony Orchestra, Lorin Maazel

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